Pour une Intelligence Artificielle qui se conjugue AUSSI au féminin !

Les enfants nés en 2021 naissent avec des Intelligence Artificielle autour d’eux…Leur relation aux robots, accessible par la voix ou le regard, sera une évidence.

Nous devons nous mobiliser hommes et femmes de toute urgence pour éviter de confier l’éducation de ces futures intelligences artificielles à des équipes d’informaticiens où la diversité ne serait pas présente…

Combien générera le secteur de l’intelligence artificielle d’ici à 2030 ?

Avec une augmentation du PIB mondial prévue à +14%, cela fera presque 16 milliards de dollars…

Mais malheureusement moins de 14% des emplois dans l’intelligence artificielle sont aujourd’hui occupés par des femmes.

Il est donc grand temps pour les femmes de prendre les manettes de l’IA pour participer activement à la construction de notre futur !

L’IA accentue-t-elle les stéréotypes ?

L’inégalité Hommes-Femmes risque-t-elle de progresser dans le monde si les femmes ne participent pas davantage à cette nouvelle révolution technologique ?

Il serait très naïf de croire que l’intelligence artificielle œuvre spontanément pour un monde plus égalitaire.

L’IA n’est pas neutre… « L’IA projette les valeurs et les croyances de ses créateurs » dit Moojan Asghari, co-fondatrice de @StartupSesame, et présidente de @WomeninAI, première communauté internationale de femmes dans l’intelligence artificielle qui vise à lutter contre les disparités hommes-femmes dans ce domaine.

En effet, l’IA ne se construit qu’en fonction de la base de données à laquelle elle a accès et intègre nécessairement les biais de ses créateurs.

Exemple : les programmeurs ont donné aux assistants virtuels un prénom et une voix féminine. … cela perpétue l’idée que le rôle d’assistant est dévolu aux femmes.

Ce qui ne fait que renforcer ce préjugé social…

Alors pourquoi ne pas choisir un prénom neutre ou ne pas laisser le choix de la voix pour ne pas recréer les stéréotypes qui cantonnent les femmes à certains métiers ?

D’autre part, de nombreux robots au look féminin « sexistes » et/ou « sexuels » apparaissent un peu partout dans le monde, à l’instar de ce que nous montre le film « HER » ou bien les épouses-hologrammes virtuelles pour les hommes célibataires au Japon … et que penser de la « robote » Sofia en Arabie Saoudite qui a acquis la citoyenneté et a plus de droits que les femmes dans ce pays?

Féminisons les métiers liés à l’intelligence artificielle, pour éviter de recréer les biais et les stéréotypes de notre société et construisons ainsi un futur plus égalitaire.

En 2018, ce sont 77% des entreprises de plus de 500 employés qui ont l’ambition de déployer au moins un projet d’intelligence artificielle (source Microsoft).

Quelle sera la part des femmes conviées à participer à ces nouveaux axes de travail des sociétés ?

Soyons plus malins que les machines !

C’est en effet le moment de prendre une place majeure dans cette révolution historique et d’agir sur notre futur. Une cause à la fois noble et urgente.

Alors comment faire pour que l’IA prenne suffisamment en compte les femmes dans les usages et dans la conception ? 

Même aujourd’hui, comment peut-on attirer des vocations féminines quand les héros toujours cités sont Bill Gates et Steve Jobs ?

C’est une question d’appétence plus que de compétence… 

Rôles modèles et initiatives nombreuses nous donnent de l’espoir !

Les rôles modèles existent bel et bien

Plusieurs femmes sont les rôles modèles qui occupent une place de premier plan dans le secteur de l’IA, comme on peut le lire ici, parmi elles :

Robin Murphy et les robots sauveteurs

Elle dirige le centre pour les opérations de sauvetage assistées par des robots, à l’université du Texas.

Elle y a créé le programme Roboticists without borders, qui permet aux chercheurs en robotique du monde entier de collaborer autour du secourisme, son champ d’action est immense : attentats, tsunami, migrants etc.

Fei-Fei Li, créatrice d’ImageNet

Fei-Fei Li a contribué très tôt à l’avancée de la recherche en intelligence artificielle.

Si Facebook est capable d’identifier un visage sur une photo, qu’une voiture autonome sait distinguer un feu rouge d’un feu vert, c’est en partie grâce à ImageNet.

Fei-Fei Li poursuit aujourd’hui ses recherches en intelligence artificielle à Stanford, où elle dirige le Stanford Vision Lab et le Stanford AI Lab.

Cynthia Breazeal souhaite rendre les robots à l’aise socialement

Très tôt, son rêve a été de concevoir des robots dotés de compétences sociales, capables d’entretenir des relations avec les humains au quotidien.

Son robot Leonardo, capable d’apprendre au contact des humains, figure dans la liste des 50 meilleurs robots jamais créés, dressée par le magazine Wired en 2006.

Elle continue de concevoir différents robots dans la même lignée avant de créer l’entreprise Jibo en 2014. Cette dernière, basée à Boston, conçoit un robot social conçu pour un usage familial.

Elle a levé plus de 85 millions de dollars et la commercialisation du robot a démarré à l’automne 2017.

Angelica Lim, l’ingénieur derrière Ano et Pepper

Angelica Lim s’intéresse à la composante émotionnelle de l’intelligence artificielle.

Lors de ses études à l’université de Tokyo, elle mêle sciences de l’informatique, neurosciences et psychologie pour explorer la possibilité de générer des émotions chez les machines.

Elle a rejoint la société Softbank Robotics, où elle participe à la conception des célèbres robots Nao et Pepper, qu’elle contribue à doter d’intelligence émotionnelle pour faciliter leurs interactions avec les humains.

Et je ne terminerai pas ces portraits sans citer une femme française exceptionnelle dans ce domaine : Aurélie Jean, PhD, créatrice de Start-up à Los Angeles qui a été développeuse pour Bloomberg et le MIT.

Elle vient d’être nommée marraine de la première promo « Microsoft IA ».

Initiatives liées à l’intelligence artificielle (IA)

De nombreuses initiatives ont vu le jour pour encourager la diversité dans l’IA.

Citons notamment :

  • L’initiative AI4ALL (« Intelligence artificielle pour tous »), une organisation à but non lucratif qui vise à enseigner cette discipline aux femmes ainsi qu’aux étudiants défavorisés.
  • Egalement le cycle de conférences Women in Machine Learning, dont l’ambition est de permettre aux femmes de faire carrière dans l’intelligence artificielle
  • Citons aussi Dipty Chander, Manager chez Microsoft et présidente de l’association E-mma France (promotion de la mixité dans l’IT), elle a fait passer la lutte pour l’égalité des genres dans les entreprises tech à un tout autre niveau : de Paris à toutes les grandes villes de France.
  • Moojan Asghari, co-fondatrice de @StartupSesame et présidente de @WomeninAI. Moojan est entrepreneure dans la tech et passionnée par les impacts des nouvelles technologies sur la société. « Je conseille aux femmes de s’intéresser aux sujets de l’AI dans leur propre métier et apprendre comment l’IA impacte leur travail. », a-t-elle expliquée lors du Sommet du Digital. (à la Clusaz en février 2018)

J’ai donc un rêve pour toi (my petite-fille qui va naître bientôt) : le rêve qu’un jour tu puisses t’inspirer de ces rôles modèles et profiter de ces initiatives pour dire :

« Je veux commencer à me former à l’IA. Grâce à ça, plus tard, je ferai quelque chose d’important pour le monde. »

Laurence Paganini – Directeur Général KAPORAL

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