3 réponses erronées à la question : Comment gérez-vous les situations stressantes ?

Le recruteur vous demande comment vous aborderiez une situation stressante. Et votre première pensée est : Vous voulez dire, comme cet entretien d’embauche ?

De toute évidence, vous savez que ce n’est pas la meilleure façon de commencer votre réponse. Donc, vous allez passer à la prochaine chose qui traverse votre esprit.

Et bien que cela sonne bien dans votre tête, des réponses sans préalable réflexion peuvent en fait soulever des doutes pour le recruteur.

Comment gérez-vous les situations stressantes ?

Voici trois réponses courantes qui donnent une image très négatives des candidats qui osent les dire à haute voix.

1. Vous dites : « Je mets ma tête dans le guidon et je fonce » (Je ne me soucie pas de ça)

Vous pensez que cette réponse va projeter l’image d’un travailleur acharné non-plaintif que vous êtes. Malheureusement, cette réponse peut paraitre très douteuse.

D’abord, cela donne l’impression que vous êtes quelqu’un qui ne penserait pas à informer son patron, même s’il y avait un problème.

(Dans la majorité des cas vous pourriez le gérer par vous-même, mais cette tendance peut entraîner des erreurs qui auraient pu être évitées grâce à une communication proactive.)

Deuxièmement, l’intervieweur peut craindre que vous vous investissez si fort que vous allez vous épuiser.

Et les chances sont, s’ils posent ces questions, c’est qu’il y aura une charge de travail importante sur ce poste.

Au lieu de cela vous pouvez dire ;

« Je reste motivé en pensant au résultat final. J’ai constaté que même dans une situation difficile, me rappeler de mes objectifs m’aide à prendre du recul et à rester positif. « 

2. Vous dites : « Je ne stresse pas ».

Pour vous, cette réponse montre que vous êtes capable de contrôler vos émotions. Ou, peut-être que vous essayez de dire que vous gérez parfaitement votre charge de travail.

Mais cela pourrait faire craindre au recruteur que vous ayez une faible conscience de soi.

Les entreprises ne veulent pas embaucher des personnes qui se défouleraient sur les collègues ou prendraient des décisions précipitées – et ne réaliseraient même pas qu’ils ne sont pas bien dans ce type de situation.

Au lieu de cela vous pouvez dire ;

« J’aime pratiquer des activités de relaxation Yoga, Jeu d’échecs…[ou une autre stratégie] pour rester toujours d’humeur calme. »

3. Vous dites : « Je Délègue ».

Si vous interviewez pour un rôle de manager, vous voudrez peut être parlé de délégation. Mais ce n’est pas la meilleure façon pour répondre à cette question

C’est parce que, si vous le dites de cette manière, ça voudra dire que « Vous penserez à donner des tâches significatives à votre équipe par rapport à votre charge de travail personnelle ».

Personne ne veut travailler pour un patron qui accumule des projets jusqu’à ce qu’il se sente débordé, puis les affecte ailleurs pour «gérer le stress».

Au lieu de cela vous pouvez dire ;

« Je me rends compte qu’en tant que manager, ma réponse au stress va affecter toute mon équipe. Mon objectif est d’être un modèle dans la gestion du stress et c’est ce que je voudrais que mon équipe fasse, donc je communiquerais ouvertement qu’il y avait une situation très stressante et demanderais si quelqu’un avait le temps de participer et d’aider pendant cette période difficile ».

Oui, il est ironique que l’on vous demande comment vous faites face au stress au milieu d’une situation très stressante comme un entretien d’embauche.

Et si vous vous sentez bien dans cette situation, vous obtiendrez des points de la part du recruteur juste pour être calme tout le temps !

Mais si vous pouvez aller au-delà de cela et expliquer comment vous gérez la pression au travail – tout en évitant les mauvaises réponses communes – vous vous démarquerez des autres candidats de la meilleure façon possible.