1,2 million d’emplois à l’horizon 2021

Le programme exécutif du plan national de l’emploi prévoit, entre autres, la création de 1,2 million d’emplois à l’horizon 2021 et de plus de 20.000 petites unités économiques, ainsi que le maintien du taux d’activité à plus de 46%.

Ce programme propose, outre les procédures actuelles de la promotion de l’emploi qui sont évaluées en continu pour les améliorer, de nouvelles procédures enrichies par la contribution de l’ensemble des parties concernées (départements gouvernementaux, établissements publics et opérateurs économiques), relève un communiqué du département du chef de gouvernement.

Le programme prévoit :
– la création de 1,2 million emplois à l’horizon 2021
– l’amélioration de l’employabilité de 1,1 million chercheurs d’emploi
– la création de plus de 20.000 petites unités économiques
– le maintien du taux d’activité à plus de 46%.

Ce programme a été présenté, le 27 mars dernier, au comité technique, puis au Conseil supérieur de la promotion de l’emploi (28 mars) pour faire l’objet de concertations, avant de le soumettre devant le comité interministériel de l’emploi pour l’adopter, a rapporté le communiqué.

Le chef de gouvernement a appelé l’ensemble des parties concernées à adhérer à l’application du programme exécutif, en particulier les procédures prioritaires, exprimant sa “détermination à superviser et suivre d’une façon continue et directe les réalisations de ce programme”.

Il a passé en revue les étapes franchies depuis la première réunion du comité interministériel de l’emploi, tenue en août dernier, notant la création de cinq groupes de travail thématiques pour se pencher sur les cinq orientations du plan national de l’emploi.

Il s’agit des groupes de :
– soutien à la création de l’emploi
– adaptation de l’éducation et de la formation aux besoins du marché du travail
– intensification des programmes actifs de l’emploi et de soutien de la médiation
– amélioration des conditions de travail
– soutien de la dimension régionale dans l’emploi.

Ces groupes veillent à mettre en œuvre les procédures pratiques du programme exécutif du plan national, tout en déterminant son échéancier.

Selon le communiqué, le Chef de gouvernement a souligné l’importance de la coordination entre le gouvernement et les différents partenaires sociaux et économiques dans le cadre du traitement de la problématique de l’emploi, citant dans ce sens, les propositions du président de l’association des présidents des régions au Maroc et de la présidente de la Confédération générale des entreprises du Maroc pour contribuer aux travaux de cette réunion.

Les membres du comité ont suivi, durant cette réunion, un exposé détaillé du ministre de l’Emploi et de l’insertion professionnelle, où il a présenté les mesures et procédures du programmes exécutif du plan national de la promotion de l’emploi, qui permettra de donner une vision claire sur les programmes à exécuter durant la période 2018-2021 et de déterminer leur planning et le coût budgétaire nécessaire à leur réalisation.

Moumk’In vise à mobiliser les forces vives du pays et les jeunes eux-mêmes, pour créer une dynamique sociétale et impulser des changements de mentalités chez toutes les générations.

Moumk’In cible cinq dispositifs prioritaires pour 2018/2019 :
1) Six passeports professionnels (linguistique, numérique, soft skills, recherche d’emploi, commercial, et entrepreneurial),formations courtes pour améliorer l’employabilité.
2) L’augmentation des capacités de stages au niveau du pays, à travers la structuration des stages et la création de nouveaux cadres légaux (stages dans le privé, service civique dans les associations et les collectivités locales, stages pour les étudiants universitaires et le compagnonnage des artisans) dans le cadre d’une démarche progressive.
3) Le soutien et le renforcement de l’écosystème entrepreneurial (accompagnement pré & post création, financements, prêts d’honneur, compétitions régionales et provinciales, etc.).
4) La mise en place d’un mécanisme national de mentoring de jeunes par des seniors expérimentés, appelé Pacte des Générations.
5) La mise en place de programmes et de dispositifs régionaux pour la promotion de l’emploi, notamment pour les non diplômés.